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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 18:27

Plusieurs fois j'ai attrapé mon portable dans l'intention d'écrire ce que ce jour me fait.


4 décembre 2010 - 4 décembre 2011.

Un an.


         Mais ça ne vient pas. À chaque fois, je bloque. Je me sens juste trop mal. Mais si je n'écris pas, je ne serais même pas un tout petit peu soulagée. Je me connais. Ressasser tout ça sans le coucher sur le papier, ça risque de me transformer en bombe atomique. -et pas dans le bon sens du terme, messieurs ravaler vos fantasmes- prête à exploser à la moindre remarque. Pas bon. Du tout.

 

        Déjà, comme je suis une grosse conne, la journée a commencé sur des chapeaux de roues. Avec l'alarme de mon téléphone qui sonne à minuit, et affiche « anniversaire Léonard, un an », quand on faisait semblant de ne pas voir arriver cette date depuis presque un mois, bah mine de rien... ça fout un coup. Du genre qui donne envie de dire « je vais me pendre et je reviens ». Ou pas. - je parle bien entendu de ne pas revenir, hein.-


         Bref, cette journée que j’appréhendais déjà pas mal -j'ai de base du mal avec les anniversaires. Au cas où vous ne l'auriez pas encore compris.-, avait super bien débutée. J'ai quand même fini par m'endormir après que Kywy me l'ai ordonné via SMS, mais je n'ai eu le droit qu'a un sommeil agité, des cauchemards... Le pied quoi.

 

         Et bien sur, comme si cette journée ne se suffisait pas à elle seule, il a fallu que j'ai l’excellente idée d'oublier de prendre mon Efexor.-Oui, oui, antidépresseur avec effet de dépendance, donc oubli = malade.-


         Et forcement, le tableau n'aurait pas été complet sans engueulade avec ma mère. Alors je finis en larme, dans mon bain, mes larmes qui se confondent avec l'eau.


J'envisage de m’immerger totalement.

Pour toujours.

 

         Puis faire semblant de bosser. Encore. Parce que la seule chose sur laquelle ton cerveau arrive à se concentrer, c'est le déroulement de cette même journée, un an plus tôt. Jusqu'au doux baiser hésitant qui l'a clôturé. En boucle.


Ma tête est une putain de salle de cinéma qui repasse encore et encore le même film.

Du genre comédie romantique laissant présager une happy end à la conte de fée.

Mais ce qu'on ne nous dit jamais, c'est ce qui se passe après le générique de fin.

Mais moi, je le sais.

Le héros finit toujours par quitter l'héroïne, pour aller jouer dans un autre film. Et vice versa.


          Il me manque. Oui, moins qu'avant. Toujours, moins qu'avant. Mais il me manque encore. Pas tout à fait de la même façon, peut être. Sans doute parce que j'ai de plus en plus de ressentiment.

 

         Léonard. Tu me manques. Je t'aime encore tellement. Mais laisse-moi te dire une chose. Tu es un vrai con de m'avoir laisser tomber, je suis une fille géniale, et tu n'en retrouvera pas d'autre aussi bien que moi. Reviens.

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